
La Conseillère générale, John Bowen, le président de l'université américaine partenaire et son épouse,
son adjoint Karl Guggenmes, le maire, et le directeur de l'ENSP, sé félicitent de ce partenariat qui débute
![]()
18/04/2010
Hier, une délégation de l’université américaine Johnson and Wales a visité les installations de l’ENSP où, dès septembre, seront accueillis des étudiants américains. Au total, sur une année, 300 stagiaires étrangers y seront formés.
« C’est une dynamique qui s’inscrit dans la durée », assure Zakari Benkhadra, le directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de Pâtisserie (ENSP).
Cet établissement de formation emblématique de la cité des cinq coqs, perché au château de Montbarnier, semblait, il y a un peu plus de trois ans, voué à un avenir bien sombre.
« Créer une dimension affective avec l’école et la ville »
Aujourd’hui, la réorientation lancée par Yves Thuries et Alain Ducasse entreprise, le groupe désormais aux manettes, semble porter ses fruits. Cette année, près de 1 000 stagiaires professionnels ont été accueillis, pour des modules allant de deux à cinq jours. Et le volet conçu spécifiquement pour des étudiants étrangers confirme sa pertinence, en touchant près de trois cents personnes.
C’est dans ce cadre que s’inscrivait la visite, hier, de John Bowen, le président de l’université américaine Johnson and Wales.
Cette structure qui compte 16 000 élèves, répartis sur quatre campus à Providence, Charlotte, Miami et Denver, possède un conséquent département dédié aux Arts culinaires, qui intéresse 5 700 cuisiniers et pâtissiers.
Cette université privée a donc conclu un partenariat avec l’ENSP.
Le 22 septembre, une vingtaine de ses étudiants viendront, pour huit semaines, parfaire à Yssingeaux leur formation initiale.
« Nous proposons du sur-mesure. L’emploi du temps comportera 70% de cours pratiques, qui se combineront avec des projets de recherche avec des entreprises de la région, comme Sevarome à Yssingeaux, Celnat à Saint-Germain-Laprade, ou encore Cap Fruits et Valrhona à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme.
Naturellement, des cours de français appliqués aux techniques de la pâtisserie seront assurés.
Et plus largement, des plages d’éveil à la culture française, liées notamment à la connaissance de notre patrimoine gastronomique, complèteront le programme », explique Zakari Benkhadra.
Qui ajoute :
« Notre volonté est de créer les conditions pour créer une dimension affective avec l’école, avec la ville. »
Ajoutons que la gent féminine sera largement représentée parmi ce contingent d’élèves américains.
Car, à l’instar du Japon, les métiers de la pâtisserie sont occupés, aux Etats-Unis, à 90% par des femmes.
Fabienne Mercier